(1869-1951)

De son vrai nom Lévon Seghpossian (Nahachbédian), Chanth est né à Constantinople en 1869. Il poursuit ses études scolaires au Séminaire Kévorkian d’Etchmiadzine, et ses études universitaires en Allemagne et en Suisse. Il est enseignant pendant de longues années, tout en menant des activités sociales et politiques en Arménie et dans les communautés arméniennes. Il est vice-président du parlement de la première République d’Arménie, l’un des fondateurs de l’association Hamaskaïne et le principal fondateur du Djémaran à Beyrouth, dont il est le directeur pendant 20 ans, tout en enseignant la pédagogie et la psychologie. Lévon Chanth  crée, au sein du Hay Djémaran, l’ambiance pédagogique qui marque des générations d’élèves. Il est un parfait pédagogue pendant toutes ses années de direction de l’école. Il fait prendre conscience à la jeune génération de l’importance de l’éducation et de l’instruction dans la préservation nationale. Dès la fondation du Djémaran, il se consacre à la création de manuels scolaires et, d’année en année, il publie des manuels pour les classes primaires (« Leçons écrites », « Loussapère », « Monde enfantin », « Abécédaires » et « Grammaire de la langue arménienne »).

Pour les classes du collège, il crée « Hayreni achkharh » (4 volumes). Bien que très pris par la direction de l’école et les activités pédagogiques, l’écrivain ne chôme pas. Lévon Chanth trouve le temps de se consacrer à la création littéraire, ce qui donne un élan à l’art dramatique. Durant ses années en tant que directeur du Djémaran, il achève l’œuvre théâtrale « Ochine Bayl » et écrit un nouveau roman, « Les âmes assoiffées », ainsi que « L’histoire de la littérature populaire arménienne », qui est une théorie générale de l’histoire de la littérature résumée en un volume conséquent.

Chanth meurt le 29 novembre 1951.